Voyage d’études en France, un autre regard

Mariana Morales, étudiante en Sciences politiques à l’Université de Miami, vient de passer plusieurs semaines en France dans le cadre d’un voyage d’études organisé par le Professeur George Gonzales. Durant ce séjour, elle s’est penchée sur la problématique du réchauffement climatique en prenant connaissance des mesures prises par l’Europe et la France sur le sujet. Elle partage aussi son regard sur la France.

JPEG

- e-Toile : Mariana Morales, en tant qu’étudiante en sciences politiques à l’Université de Miami, vous avez passé plusieurs semaines en France cet été. Quel était le thème de ce voyage d’étude dirigé par le professeur George Gonzales ?

Mariana Morales : Notre voyage portait sur le réchauffement climatique ainsi que la politique de l’Union européenne devant ce phénomène.

Notre objectif était d’améliorer nos connaissances sur le réchauffement climatique et de voir comment l’Union européenne, l’un des leaders dans ce domaine, se positionne face à cet enjeu mondial.
Grâce à la visite de différentes institutions parisiennes comme le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, nous avons pu aborder précisément les politiques de la France sur cette question.

- e-Toile : Pourquoi avez-vous choisi la France comme destination et qu’avez-vous appris pendant votre séjour ?

Mariana Morales  : Depuis que j’apprends le français, je suis très attirée par cette culture.
De plus, je voulais en apprendre davantage sur le point de vue de la France sur le réchauffement global. Mon expérience a dépassé mes attentes, non seulement sur le sujet d’étude, mais aussi sur la culture française.

Qu’est-ce que l’objectif du 20-20-20 pour lutter contre le réchauffement climatique ?
Quelles sont les politiques mises en place pour atteindre cet objectif ?

En tant que chef de file sur les énergies renouvelables et la réduction des émissions de CO2, quel rôle joue la France sur la scène internationale ? Autant de questions qui ont trouvé leurs réponses durant ce voyage.

- e-Toile : A une période où la une des journaux se concentrait sur la crise économique européenne, quelle a été votre opinion sur la France et sur l’Europe lors de votre arrivée ?

Mariana Morales  : J’ai été impressionnée par la très bonne organisation de la France, en particulier à Paris. Je savais que j’étais sur le vieux continent mais il y avait en même temps tellement de modernité et de technologie, un réel contraste entre l’ancien et le nouveau.

Je me suis rendue en France pendant la haute saison, j’ai donc vu beaucoup de touristes et j’ai pensé à l’importance du tourisme dans l’économie française.

En tant que touriste, j’ai été bien accueillie et j’ai découvert une industrie du tourisme développée et moderne. J’ai aussi senti l’importance de l’agriculture française avec ses fleurs, ses fruits et ses légumes toujours frais et d’excellente qualité.

Je n’ai ressenti la crise économique qu’une seule fois pendant mon séjour, lorsque le personnel du métro parisien a annoncé un mouvement de grève. Je pense que l’Espagne est encore plus touché par la crise économique européenne.

- e-Toile : Les positions de la France et des États-Unis divergent sur certaines questions comme la peine de mort, le réchauffement climatique ou encore la consommation d’énergie. Ce voyage était-il utile afin de mieux comprendre ces différences de points de vue ?

Mariana Morales : Je ne dirai pas que ce voyage m’a aidé à mieux comprendre d’autres points de vue, mais plutôt à soutenir mes opinions personnelles qui sont similaires à ceux de l’Union européenne spécialement sur le réchauffement climatique.

En revanche, sur le thème de l’énergie nucléaire, ce voyage m’a permis de découvrir des stratégies différentes. Comment la France ne dépend pas autant de sources d’énergie étrangères et comment l’énergie nucléaire joue un rôle important sur ses faibles émissions de CO2.


Article publié le 12 septembre 2012.

Dernière modification : 13/09/2012

Haut de page