Cédric Prévost, réalisateur français, est l’invité du festival international du film de Miami

e-Toile : Cédric Prévost bonjour, vous êtes l’un des réalisateurs invités au renommé festival international du film de Miami (Miami International Film Festival), comment devient-on réalisateur de film ?

JPEGCédric Prévost : Pour ma part, c’est avant tout l’envie de raconter des histoires qui m’a amené à la réalisation. J’ai commencé à écrire des romans dès l’enfance, et c’est vers 15 ans que je me suis mis à envisager le cinéma comme un outil de narration.

Après une licence de droit, j’ai décidé de suivre une formation de comédien, essentiellement pour apprendre la direction d’acteur, tout en me mettant à tourner mes premiers courts métrages.

Car il me semble qu’il s’agit d’un métier empirique, qui nécessite surtout de la pratique. J’ai notamment beaucoup appris en abordant le montage, qui permet de comprendre comment on doit tourner un film.

e-Toile : Vous avez déjà reçu de nombreux prix dont l’un au prestigieux festival de Cannes. Qu’apportent ces récompenses, vous aident-elles à soutenir des projets plus ambitieux ?

Cédric Prévost Le monde du court et celui du long métrage restent assez séparés l’un de l’autre, mais les récompenses peuvent tout de même, effectivement, aider pour des projets plus ambitieux.

Elles permettent évidemment d’attirer l’attention et la confiance de certains partenaires. Mais c’est surtout la qualité du projet
qui compte
, car on sait que certains ont pu réussir dans l’univers du court métrage, et ne pas parvenir à transformer l’essai en passant au format long.

e-Toile : Vous enseignez au cours Florent. S’agit-il pour vous l’occasion de partager vos acquis et votre vision du cinéma ?

Cédric Prévost Pour moi, enseigner, qui est la meilleure manière d’apprendre soi-même, consiste en grande partie à partager son expérience.

Quant à ma propre « vision » du cinéma, je peux l’évoquer, mais je prends garde à ne pas l’imposer aux élèves, afin qu’ils puissent développer leur propre sensibilité, même si cela les entraîne vers un cinéma qui me plaît moins personnellement.
Je tâche surtout de leur transmettre ce qui permet, selon moi, d’aborder le jeu, l’écriture et la mise en scène comme des créations artistiques.

e-Toile : Qui vous a ouvert les portes du Miami International Film Festival 2012 et qu’attendez-vous de cette participation ?

Cédric Prévost Jaie Laplante avait sélectionné mes deux précédents courts métrages, « Alter ego » et « Hymen », au Miami Short Film Festival, où il travaillait précédemment.

Il a donc naturellement demandé à voir « Catharsis » lorsque
j’ai terminé le film, et comme celui-ci lui a plu, il l’a cette fois invité au
Miami International Film Festival, dont il est devenu le directeur entretemps.

Sans rien enlever au Miami Short Film Festival, où j’avais été très honoré de recevoir des récompenses pour « Alter Ego » et « Hymen », je suis évidemment très heureux de participer à cette magnifique manifestation, et de me retrouver aux côtés de longs métrages prestigieux.

Les films sont faits pour être vus (et c’est sans doute particulièrement vrai pour « Catharsis », qui s’amuse avec le spectateur et en fait presque un personnage de l’histoire), et j’attends donc de sa projection au Miami International Film Festival de l’offrir à un maximum de regards, autant ceux du public que des professionnels attirés par ce festival, qui pourront peut-être avoir envie de contribuer à sa diffusion.

Ma présence à Miami me permet également de pouvoir rencontrer ce public et ces professionnels, ainsi que les autres participants, ce qui est toujours très enrichissant, particulièrement lorsque cela se passe dans un pays différent du sien.

http://www.miamifilmfestival.com/

Dernière modification : 08/03/2012

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