Pour plus d’efficacité dans son action, la Chambre de Commerce franco-américaine de Floride promeut des comités professionnels

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-  Christophe Maincourt, l’un de vos engagements en prenant les rênes de la Chambre de commerce, était de relancer les filières professionnelles. Où en êtes-vous de ce projet ?

Christophe Maincourt : L’un de mes objectifs est de donner à nos entreprises une présence élargie dans leur secteur d’activité en Floride en facilitant les échanges avec les communautés d’affaires locales.

Je crois à l’efficacité de la collaboration interprofessionnelle et j’ai donc souhaité la création et l’organisation de comités animés et pris en charge par des experts reconnus et actifs de leur communauté et membres de la FACC.

Le but de ces comités est d’abord de se connaitre individuellement et d’échanger (les informations, les préoccupations, les opportunités) pour définir ensuite des plans d’action sectoriels.

L’un des modèles était pour moi le comité aéronautique, animé par Raphael Bolzan, President de Latecoëre International.
Ce groupe de professionnels, parfois concurrents, se réunit tous les mois pour partager ses expériences et sa vision du secteur.

Le groupe produits de luxe m’avait également, à mon arrivée à Miami en 1996, permis de me familiariser rapidement avec mon nouvel environnement.

J’ai donc souhaité relancer et structurer le principe.

En revanche, il faut construire chaque comité, et l’approche est par conséquent progressive et évolutive. Le processus est travaillé de concert avec le Consulat Général de France à Miami de façon, notamment, à optimiser la coordination avec les organismes publics de support à l’exportation et aux investissements.

La plupart des comités est maintenant en ordre de marche et nous sommes reconnaissants d’avoir pu compter sur le support de ceux qui en ont accepté la responsabilité.
Le doublement du nombre de membres de la FACC nous permet d’avoir une masse critique pour ces groupes dont l’une des missions est aussi d’assurer un recrutement régulier et de faciliter l’intégration de nouveaux adhérents.

e-Toile : Chacun de ces comités marque un point fort de la présence commerciale française en Floride du Sud et illustre, comme le rappelait récemment M. Frédéric Lefebvre, Secrétaire d’État, chargé du Commerce, de l’Artisanat et des PME, l’excellence du savoir-faire français. Quels objectifs avez-vous fixé à ces comités ?

Christophe Maincourt : « Le Vin et la Gastronomie » est une priorité sectorielle évidente. C’est l’une des meilleures valeurs de notre patrimoine culturel et commercial et pourtant, un domaine qui souffre d’un décalage défavorable entre la perception et la réalité de notre présence économique locale.

Ce comité dirigé par Hubert Surville, lui aussi Conseiller du Commerce Extérieur, va permettre un appui à la promotion du secteur dont le point d’orgue est le "French Spice" événement institutionnel intégré dans la "French Week Miami" qui se déroulera en 2012 du 1er au 25 novembre.

L’actualité du calendrier événementiel de Miami et le démarrage du Sea Trade 2012, nous donne aussi l’occasion de lancer le comité "Cruise Line" autour de Jean-Serge Martins.

Ce comité aura un rôle de plateforme d’information et de facilitation de contacts pour les fournisseurs et partenaires français de cette industrie dont Miami est la capitale mondiale. ll s’agit donc là aussi d’un comité stratégique pour la Chambre de Commerce Franco-Américaine de Floride.

J’anime personnellement avec Patricia Bona, le comité Produits de Luxe qui compte aujourd’hui 25 membres et se réunit toutes les 6 semaines.
La présence française établie depuis les années 1990 pour assurer une promotion et distribution de ces produits en Amérique Latine et dans les Caraïbes se renforce maintenant grâce à l’importance croissante de Miami comme place de consommation.

Le développement de l’environnement détail de luxe et l’ouverture programmée de nouveaux centres comme le design district constituent un vecteur d’opportunités sans précédent.

Orlando est enfin le siège de la Convention Duty Free pour les Amériques qui se déroule actuellement en mars.

e-Toile : L’économie locale affiche de plus en plus une bonne santé retrouvée, à l’exception du secteur de la promotion immobilière encore convalescent. Quel sentiment cela inspire-t-il à un Président de Chambre de commerce qui cherche à promouvoir les intérêts de ses membres et à élargir son audience auprès de la communauté d’affaires locale ?

Christophe Maincourt : Notre objectif est d’harmoniser nos actions avec la nature et les opportunités économiques et culturelles de Miami.

La ville est animée d’une énergie exceptionnelle et abrite de très grands talents dont le potentiel est en réalisation.

Aux activités traditionnelles du tourisme, de la construction et de la promotion immobilière doivent s’ajouter celles des services (financiers, santé, éducation, transports…) mais aussi la biotechnologie (qui est l’une de mes priorités).

Par ailleurs la force d’émission créatrice de Miami devient une référence mondiale démontrée chaque année par la fréquentation internationale croissante à « Miami Art Basel » et aux autres événements artistiques et culturels organisés dans la ville.

Cette identité de Miami comme ville d’art et de culture est une opportunité pour les métiers et les talents dans des domaines comme le divertissement, les biens de consommations, l’information technologique, la communication et les médias.

Nous avons récemment accueilli de nouveaux membres dans ces secteurs et avons initié des discussions en vue de créer des pôles intersectoriels géographiquement localisés (à l’image de Madison Avenue de New-York City).

Miami a une vocation d’intégrer le commerce, l’art, la culture, l’éducation et l’innovation et c’est notre intention d’y apporter notre contribution dans l’esprit de service et de collaboration de la Chambre de Commerce et de ses membres.

http://www.faccmiami.com/

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Article publié le 8 mars 2012.

Dernière modification : 30/08/2012

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