Une céramique française choisie pour orner le stade des Marlins à Miami

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-  M. Kergoat, vous êtes le Président de la société "Les Jolies Céramiques", à travers laquelle vous perpétuez la tradition et le savoir-faire français dans le domaine de la céramique. Si nous vous donnons la parole aujourd’hui, c’est en raison d’une bonne nouvelle que je vous laisse le soin d’annoncer et de détailler :

Les émaux de Briare ont été choisis par l’artiste Vénézuélien Carlos Cruz-Diez dans le cadre du programme de décoration artistique du stade des Marlins à Miami. M. Cruz-Diez a été en effet déclaré lauréat du concours artistique organisé dans ce but. Nous travaillons avec lui sur ce projet depuis plus de deux ans, et c’est donc un grand plaisir pour nous de le voir enfin aboutir.

Les émaux de Briare ont été retenus par l’artiste, qui connaît bien nos produits, notamment leur dureté exceptionnelle, leur propriété anti-dérapante et naturellement leurs couleurs très vives.

Avec lui, nous avons notamment décoré dans le passé l’aéroport de Caracas (Venezuela) ou bien le pavillon du Venezuela pour l’exposition Universelle de Séville. Aux USA on peut aussi nous voir dans l’aéroport de Pittsburgh (designer : Tassos Katelas) par exemple.

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-  Les Emaux de Briare perpétuent, en France, une tradition et un art millénaire du pourtour méditerranéen. Qu’est-ce qui fait, encore aujourd’hui la réputation de ces émaux ?

Ce sont ces mêmes caractéristiques (dureté exceptionnelle -résistance à un très fort trafic- propriété d’antiglissance -pour des raisons de sécurité de plus en plus importante aujourd’hui- et couleurs chatoyantes -pour que la technique ne se fasse pas au détriment de l’esthétique) qui expliquent pourquoi nos produits sont choisis partout dans le monde pour de grands projets de prestige en plus de la décoration intérieure de M. & Mme Martin viz. Johnson.
De plus nos produits résistent au gel et à la plupart des produits chimiques ce qui rend leur utilisation possible partout : façades y compris dans les pays à températures extrêmes, piscines, sols à grand trafic etc.

Vous pouvez faire un tour sur notre site www.emauxdebriare.com à l’onglet "projets" pour avoir un aperçu de ceux-ci.

Il faut y ajouter la réassurance qui est apportée par notre très longue histoire (fondation en 1845 à Paris, aux USA depuis 1853), la créativité de notre bureau d’étude design (qui n’a pas eu de rôle dans ce cas spécifique), la brillance de nos couleurs, issue d’un procédé de fabrication venant en fait de la bijouterie fantaisie etc.

Le fait de voir ces émaux résister à l’assaut du temps pendant plus de cent ans (nous avons de nombreux témoignages de nos mosaïques du XIXème siècle à montrer) confortent aussi nos utilisateurs dans la justesse de leur choix.

-  Voici quelques jours, M. Frédéric LEFEBVRE, Secrétaire d’Etat chargé, notamment, de l’Artisanat, était en déplacement aux Etats-Unis afin de promouvoir le savoir-faire français et l’héritage vivant. En tant que chef d’entreprise aux prises avec la réalité des marchés à l’exportation, quelle appréciation portez-vous sur cette question ?

M. F. Lefebvre nous a fait, en effet, l’honneur de visiter notre manufacture au mois de décembre 2011 dans le cadre de son effort de promotion des entreprises possédant un savoir faire unique. C’est un combat parfois inégal et semé d’embûches.
La quasi totalité de nos concurrents ont préféré délocalisé leur production dans les pays "low cost" pour abaisser les coûts de production, mais aussi pour échapper aux contraintes liées à la protection de l’environnement, en ne gardant dans leur pays d’origine (par ex. l’Italie) que le marketing.

Nous avons fait le choix exactement inverse en pariant sur l’intelligence des utilisateurs qui sauront reconnaître la valeur d’un produit et la philosophie y attachée en préférant l’authenticité.

Un gros effort de communication et de conviction est nécessaire pour que cela réussisse, mais ce n’est pas suffisant. Si on parle des USA, il faut garder en tête que l’euro est encore très fort par rapport au $ US (en parité de pouvoir d’achat) handicapant nos exportations, qu’il reste de nombreux endroits où l’image de la France n’est pas forcément positive en général (pour des raisons politiques) et que bien sûr les américains ont -spécialement dans le bâtiment- des tendances protectionnistes marquées.

Dernière modification : 22/02/2012

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