La Chambre de commerce franco-américaine de Floride : « une plate-forme de facilitations des échanges commerciaux entre la France et la Floride »

JPEGe-Toile : Christophe Maincourt, vous venez de prendre les rênes de la Chambre de Commerce Franco-Américaine de Floride. Vous n’êtes toutefois pas étranger à cette institution puisque vous avez siégé au sein de son conseil d’administration depuis... . En ce début de mandat, quel est l’état de votre réflexion sur la mission et l’organisation de la Chambre et quelle impulsion souhaitez-vous plus particulièrement lui donner ?

Christophe Maincourt : J’ai une histoire ancienne et durable avec la Chambre de Commerce Franco-américaine (FACC). J’en suis membre depuis 1997 et membre du conseil d’administration depuis 2010.

Je tiens d’abord à rendre hommage à Jacques Brion qui a su stabiliser cette institution et lui donner un nouvel essor, notamment grâce à son organisation d’événements à forte visibilité comme la French Week et son corollaire gastronomique la French Spice Miami.

J’ai passé une partie des dernières semaines à rencontrer des membres de la Chambre, des membres du Conseil d’Administration mais aussi à recruter de nouveaux membres.

Cela m’a permis de définir la raison d’être de la FACC, cerner les attentes de ses membres et son potentiel d’attraction.

Il m’apparait clairement que la FACC est une plateforme de facilitations des échanges commerciaux entre la France et la Floride.

Cette plateforme doit s’élargir de nouveaux membres dans les différentes communautés qui composent le tissu culturel et économique de la Floride et se renforcer par la consolidation de ses moyens.

La proposition de valeur que nous devons offrir à nos membres est une combinaison de trois composantes : "networking", "information" et "entertainment".

A chaque composante correspond un type d’évènement : "business card exchange", "déjeuners conference", "Diner High Profile", "French Week", "French Spice", "Cocktail fin d’année", "Gala de Prestige", "tournoi de Golf et de tennis".

Une orientation marquée de mon mandat visera à développer les collaborations avec les autres Chambres de Commerce bilatérales de Miami , Chambres Européennes naturellement, mais aussi latino-américaines.

Cela permettra à nos membres d’étendre la visibilité de leurs affaires à une base couvrant l’ensemble de la communauté de Miami. Par effet de réciprocité, cela constituera aussi une invitation à joindre nos événements économiques ou culturels.

Je suis d’ailleurs toujours impressionné par la puissance d’attraction de notre culture pour les membres des communautés américaines du nord comme du sud.

e-Toile : Le réseau entrepreneurial français et francophone et européen de Floride du Sud semble particulièrement propice à l’essor de la FACC puisqu’il s’agit de petites et moyennes entreprises, principalement dans le domaine commercial et de service à la personne. Ce type d’implantation se développe en général grâce à une synergie locale.
Quel message souhaitez-vous passer aux chefs d’entreprise concernés sur l’importance de la Chambre dans ce dispositif ?

Christophe Maincourt : Miami est une ville d’entrepreneurs.
A ce titre, elle attire de nombreux candidats à l’aventure américaine par son apparence de facilité d’affaires dans le cadre d’une une très bonne qualité de vie.
En revanche la réalité est plus complexe. La FACC fait certes la promotion des opportunités d’investissement en Floride mais elle doit aussi conseiller les candidats à l’implantation et les orienter vers des organismes, institutions ou sociétés spécialisées qui les accompagneront dans leurs démarches.

L’inscription à la FACC donne immédiatement accès à ces informations et conseils nécessaires ; ceci d’abord par notre site www.faccmiami.com ou par un contact direct avec nos équipes.

Le rôle de la FACC est ensuite, d’offrir les services de cette plateforme d’opportunités de connexions qui représentent une part fondamentale de ses activités.

e-Toile : D’autres acteurs, comme Ubifrance, les Conseillers du Commerce extérieur français (CCEF), l’agence Invest in France, le Beacon Council, la Greater Miami Chamber of Commerce, sont des relais ou des partenaires de votre action. Peut-on faire plus, peut-on faire mieux dans ce domaine ou bien jugez-vous la situation satisfaisante ?

Christophe Maincourt : Je pense que l’efficacité est dans la collaboration.
La communication entre les différentes organisations françaises et locales est essentielle. Des événements communs, des réflexions partagées, des analyses conjointes seront les objectifs de mon mandat.

Les progrès dans ce domaine ont été significatifs au cours des dernières années. Les participations croisées dans les conseils d’administration de ces différentes institutions y ont beaucoup contribué, elles se sont mises en place naturellement et progressivement et assurent maintenant une prise en compte des intérêts de notre communauté et une meilleure efficacité de nos actions.

La relation avec UbiFrance est naturelle et complémentaire. La FACC en est l’extension locale. Cette collaboration, en coordination avec le consulat général de France à Miami sera donc renforcée ainsi que celle avec "Invest in France".

J’ai proposé également aux membres du Conseil d’administration de la FACC, d’animer des comités sectoriels en particulier dans les domaines suivants : agro-alimentaire, services, produits de luxe, médical et biomédical.

Ces comités pourront alors joindre leurs réflexions à celles des commissions des autres institutions de la Floride que vous avez citées.

e-Toile : Première opération d’envergure en ce début de mandat, la 4ème édition de la French Week en novembre, temps fort de notre présence en Floride du Sud.
Quels sont les principaux rendez-vous du programme de cette année, notamment dans le domaine économique et commercial ?

Christophe Maincourt : La French Week ( "Where French Business and Culture meet Miami") a pris une très grande ampleur puisqu’elle s’échelonne maintenant sur une durée d’un mois.

C’est une opportunité de visibilité majeure pour la communauté Française, en rassemblant sous la même bannière plus d’une vingtaine d’événements économiques, culturels et éducatifs et ceci en collaboration avec le département culturel du consulat général de France à Miami et l’Alliance Française South Florida.

French Spice qui en est la composante gastronomique connait un succès exceptionnel et 20 restaurants ont déjà signé leur participation à notre programme. Les chefs de ces restaurants ont fait des prouesses pour proposer des menus originaux à des prix très attractifs dans l’objectif de faire partager leur savoir-faire et la spécificité de leur cuisine.
L’éventail des restaurants est lui-même très large : Gastronomique, Bistrot, Café.

Nous avons par exemple cette année le plaisir de pouvoir compter sur Philippe Ruiz, l’un des meilleurs Chefs de Miami et sur le restaurant qu’il anime : la Palme d’Or au Biltmore.

La FACC, quant à elle, est directement organisatrice de 3 événements : un déjeuner-débat avec l’Ambassadeur de France à Washington sur le thème des échanges bilatéraux, une réunion table-ronde sur les produits de luxe, en collaboration avec les CCEF, le Beacon Council et FIU et le cocktail de lancement de la French Week au SOFITEL de Miami.

e-Toile : Vous avez fait votre carrière dans l’industrie du luxe. Pensez-vous que ce soit toujours une des meilleures vitrines de la France et de son savoir-faire, à Miami notamment ?

Christophe Maincourt : J’ai toujours beaucoup cru au fort potentiel de Miami pour les marques de luxe. Au rôle de plateforme de distribution et de bureau de liaison pour l’Amérique Latine et les Caraïbes s’est joint une place de consommation qui place la Floride au 3eme rang national pour le marché domestique des États-Unis. Les consommateurs latino-américains sont attirés par l’ampleur et la diversité de l’offre et par un différentiel de prix avantageux.

De plus, un certain nombre de nouvelles marques réalisent que Miami peut-être une option productive pour une implantation américaine, géographiquement idéalement placée pour couvrir les 2 continents.

Dans une perspective de croissance, les besoins en éducation dans ce domaine sont réels, ce qui justifie un rapprochement avec les universités de Floride que j’ai initié il y a quelques années dans le but d’élaborer des programmes spécifiques à cette industrie.

Pour en savoir plus sur la "French Week" ainsi que sur French Spice, visitez faccmiami.com

Article publié le 13 octobre 2011.

Dernière modification : 25/01/2012

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